DELPHES EXPRESS

Comment visiter un musée en 15 minutes et en s’amusant ? En résolvant des énigmes bien sûr ! Saluer les jumeaux, photographier la Sphynge, trouver l’aurige, le chaudron et le trépied, etc. Il y a plus sérieux comme démarche, cela met un peu le waï, mais que de beaux souvenirs !

KAIROS

Le ciel brille et les oliviers lui répondent par vagues, à l’infini de leur écume argent.
Nous sommes à  Delphes, et l’harmonie du monde s’offre à nous avec la douceur d’un principe d’Euclide.
La Pythie avait-elle prédit qu’Hippolyte et Théramène rendraient visite à Apollon pour présenter aux Marseillais un  tel trésor ?
En contre bas du temple, Racine se prépare à monter sur scène.
Trois colonnes et cinquante élèves au cœur du Parnasse feront notre théâtre.

Maître Deloffre et maître Baboulaz font quelques pas, arrêtent le temps d’un regard grave, enfile un costume d’Alexandrins, tirent le rideau, et nous offrent Phèdre au cœur d’une Grèce en train de devenir nôtre. Le moment semble si juste.
Goûterions-nous au kairos ?

Ni la chaleur qui nous coule dans le dos, ni les improbables touristes sans âme qui se plantent au milieu des tirades ne sauraient altérer la saveur de ce qui se joue.
Le grand Hippolyte n’a pu résister à la puissance de l’amour. Il succombe aux tourments de la passion que la sagesse hellénique n’a eu de cesse de prévenir. Théramène s’efforce de le rassurer, mais ni Socrate, ni Aristote, ni nos élèves, ni Epictète, ni Aphrodite, ni même la responsable de la sécurité du site ne s’y trompe: l’amour est délicieux, mais tellement dangereux. Les professeurs ont disparu derrière leurs personnages et  fondu dans le chant des oiseaux , un questionnement antique se fait entendre: Faut-il oser aimer?

Le rideau tombe sous un tonnerre d’applaudissements. Dionysos sourit derrière un olivier,  les grillons reprennent leur place , le soleil s’incline. Nous quittons ce lieu mythique, le regard éclairé par le bonheur d’avoir repris conscience, ensemble, de notre humanité .

CHARLOTTE CREACH

DELPHES DERNIÈRE

La Pythie

Nous voici de retour à Athènes après une visite inspirée et inspirante de Delphes. Un dernier texte de Lisa pour rendre compte de cette journée. Merci d’avoir suivi notre fil d’Ariane, tenu depuis le début en dépit des difficultés de connection. Une fois arrivés à Marseille, ce blog continuera de vivre avec, notamment, des quantités de très belles photographies, portraits ou paysages, et d’autres textes, en particulier de M. Baboulaz et de Mme Creach. Ce sera pour lundi ou mardi, le temps de ranger la valise et de retrouver quelques habitudes. Pour l’heure, bonne lecture du témoignage de Lisa.

AD

LISA

Ce matin, après un petit déjeuner à l’hôtel, nous sommes partis à pied pour une balade le long de la route jusqu’au site archéologique de Delphes. Ce site était reconnu par tous les états indépendants de la Grèce. Nous avons observé les anciennes fondations du chemin que prenaient les grecs pour consulter l’oracle et lui poser des questions auxquelles il répondait après avoir reçu une offrande. Il y avait des restes de splendides colonnes romaines, et le « nombril du monde ». Des célébrations religieuses, mais aussi des compétitions sportives donnaient vie au site de Delphes vers le Ve siècle avant J.C.
Nous sommes ensuite descendus plus bas pour admirer le trésor de Marseille, offrande de la cité phocéenne. Nos professeurs Monsieur Deloffre et Monsieur Baboulaz ont alors joué la première scène de la tragédie Phèdre devant les yeux admiratifs des élèves et photographiés par Prune.
Au musée de Delphes, nous avons observé les trouvailles des grecs, comme des statues ou de longues fresques de pierre. Nous avons réalisé par petits groupes des photos demandées par les professeurs.

 

BUS STOP !

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CHIARA, MATHILDE, MARGOT

Aujourd’hui nous avons dû endurer de longues heures de car pour continuer notre périple en direction de Delphes. Nous avons donc dû trouver des occupations. Après une petite sieste digestive et une pause sur l’autoroute, M. Gabriel nous a réveillés en musique, accompagné de sa guitare et de sa douce voix. Cette petite pause musicale a créé une bonne ambiance dans le car, nous faisant oublier les pénibles heures restantes.

ANTOINE WEISS

Nous sommes partis visiter Thessalonique ce matin vers 8h 30, nous avons marché jusqu’à l’arc de Galère, où l’empereur Galère est représenté. Il y avait différentes fresques avec plusieurs épaisseurs. Ces fresques représentent une bataille dans l’Antiquité notamment avec les soldats romains et leurs jupes. Située à 150m, la Rotonde du XVème siècle est une ancienne église, nous l’avons admirer de l’extérieur.
Ensuite on est rentrés dans une église datant du XVème siècle prise par les ottomans puis les chrétiens effaçant ainsi toutes les traces ottomanes hormis la signature de l’empereur ottoman.
Nous sommes passés devant une mosquée du XVème siècle puis nous sommes rentrés dans un bazar, regroupant des magasins datant lui aussi du XVème siècle. Puis nous sommes revenus au car pour prendre la route de Vergina.

JUDITH

LES TOMBES ROYALES DE VERGINA

Après avoir déjeuné, nous avons visité le site de Vergina, le tombeau de Philippe II de Macédoine (père d’Alexandre le Grand) et Alexandre IV (fils d’Alexandre le Grand).
Une fois arrivés sur le site, nous avons découvert une entrée dans un tumulus puis pénétré dans l’enceinte du musée.
Avant tout, qu’est ce qu’un tumulus ?
Il s’agit d’un grand amas artificiel de terre ou de pierres que l’on élevait au-dessus d’une sépulture, parfois surmonté d’un monument ou d’un trophée.
Le musée a été construit autour des tombes du père et du fils d’Alexandre le Grand.
Ce musée plongé dans la pénombre révèle de sublimes objets, bijoux, coffres en or, couronnes et argenterie provenant des deux tombes et finalement exposés.

ET À VOIR AUSSI, LE ROMAN FEUILLETON SUR GRÈCE ROMAN FEUILLETON

 

 

 

 

ANACHORÈTES

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Texte de Prune et Victoire :

LES MÉTÉORES

 Nous sommes allés aux Météores, des monastères situés en haut de montagnes. C’était très impressionnant, déjà en car nous avons aperçu le paysage qui était magnifique. Nous avons fait un arrêt pour prendre des photos car la vue était splendide, un sentiment de communion avec la nature s’est alors emparé de nous. Suite à cela, nous sommes arrivés au premier monastère, il était très grand mais nous avons trouvé dommage qu’il y ait autant de touristes alors que le lieu était censé être dédié au silence. Les filles ont dû porter des jupes en tissus bariolés pour cacher leurs formes et respecter le culte et le voeu de chasteté des moines. Ceci dit, le paysage était toujours aussi somptueux, si ce n’est plus qu’au pied de la montagne. Il y avait énormément de nature autour de nous ce qui contrastait avec Athènes qui était fortement urbanisée. Les roches, elles, étaient érodées, sculptées par le temps.

Lors de la visite du second monastère (sur seulement six encore existants), nous avons senti nos muscles travailler pendant la montée de la multitude de marches qui nous séparait de la bâtisse. Une fois arrivés et ayant (enfin) repris notre souffle, nous avons pu de nouveau admirer le paysage. Mme Creach nous a alors proposé une méditation, nous nous sommes tous assis, les yeux fermés, bercés par sa voix et les bruits des oiseaux : nous étions véritablement en osmose avec le monde qui nous entourait, nous étions comme apaisés. Tandis que le soleil tapait sur notre peau et que nous étions concentrés sur notre respiration, un moine du monastère nous a violemment  interrompus, nous sommes donc redescendus après nous être imprégnés une dernière fois du paysage. C’était un moment magique et inoubliable.

Texte d’Estelle et Paul :

THESSALONIQUE

Arrivés à Thessalonique en car, nous avons mis un certain temps avant de pouvoir admirer la Tour blanche qui est une ancienne prison ottomane. D’après la légende de jeunes chrétiens grecs (les janissaires) ont été massacrés dans la prison. La tour aurait été repeinte en blanc comme symbole de rédemption. Nous nous sommes ensuite baladés sur le littoral et nous avons pu observer une statue d’Alexandre le Grand entouré  de « sarisses » arme de la phalange macédonienne, formation militaire de l’époque, une lance de 7,6 mètres qui permettait aux phalangistes de maintenir à distance l’infanterie adverse ainsi que la cavalerie et donc de défaire les ennemis lors d’attaques frontales. Nous avons pu observer également la présence de nombreux pique-pocket et de vendeurs ambulants. Notre Enzo national a réussi à se faire prendre en photo en compagnie de jeunes filles locales sur la place Aristote…

Texte de Valentin, Marvin et Laurent :

HÔTELS

Lors du tout premier jour nous sommes allés dans le Dorian Inn Hotel au cœur d’Athènes à seulement 30 minutes de l’Acropole. L’hôtel était assez modeste, toutefois nous n’avons pas à nous plaindre car nous avons bien rigolé. Le deuxième hôtel situé à Kalambaka près des Météores était un quatre étoiles prestigieux mais malheureusement nous n’y avons passé qu’une nuit. Actuellement nous sommes dans le troisième hôtel, le Métropolis à Thessalonique, qui jusqu’à présent nous a le plus plu de par ses chambres luxueuses et ses mets exquis.

 

DÉMOCRATIE

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Texte de Dorian, Maxime et Côme : Le parlement grec se situe au centre d’Athènes sur la place Syntagma. Anciennement palais royal de Grèce, il est converti en 1836 en parlement par le roi Othon d’origine bavaroise. Cet événement marque officiellement la naissance d’une constitution grecque. Le parlement grec est composé uniquement de députés (300) et donc d’une absence totale de sénateurs. Les députés élus par le peuple représentent différents partis politiques pour une durée de quatre ans. Lors de congrès, ils se réunissent pour débattre et aboutir à des lois, sous la férule du président du parlement.

Texte de Margaux, Léonore et Hélène : Ce matin, après notre visite au parlement, nous avons été reçus à l’ambassade de France à Athènes. Nous sommes donc entrés sur le territoire français. Avant de nous faire visiter la bâtisse, le diplomate responsable de la communication nous a expliqué les quatre fonctions de l’ambassade : informer, représenter, négocier et protéger. Après quoi nous avons débuté par l’ancien bureau de l’ambassadeur, ensuite la table ronde et enfin le salon rouge. Sur les murs nous avons admiré des papiers peints représentant l’indépendance de la Grèce. On nous a aussi expliqué l’importance de partager un repas pour créer des liens dans le cadre de situations moins formelles et conviviales pour, en réalité, faciliter les négociations. Nous avons ensuite appris à mieux connaître le rôle d’un diplomate ainsi que celui de l’ambassadeur. Tout s’est terminé par une collation ! Avions-nous donc quelque chose à négocier ?!

Texte d’Alexandre, Lisa et Vincent : Malgré les épuisantes cinq heures de car nous fûmes récompensés par de délicieux mets locaux : le tzatziki, la salade de feta ou encore la pita grecque. Le restaurant, situé dans une allée ombragée et animée par des musiciens de rue, surplombait le centre historique d’Athènes. Par la suite nous écoutâmes la musique jouée par nos talentueux musiciens attitrés afin d’animer nos longues heures d’autobus jusqu’à finalement apercevoir les célèbres pitons rocheux des Météores dominant notre nouvel hôtel. Ce dernier est situé dans la charmante bourgade de Kalambaka. La soirée s’annonce bien !…